Articles

La JDLC

Le comité de la JDLC :

Président: Bernard Marchand

Vice-président, repr. Eglise catholique romaine: Jean Steiner

Secrétaires : Aurélie Brunner et Madeline Zosso

Conseillère communale de Peseux : Jacqueline Zosso

Conseiller communal de Corcelles-Cormondrèche : Jacques Barbezat

Caissier: Jacques Delorenzi

Repr. de la Commission intercommunale de Jeunesse: Laurent Giauque

Repr. de l’ESRN, Collège des Coteaux : Henri Bernasconi

Repr. de la Paroisse réformée évangélique de la Côte : Olivier Schneider

Membre : Colette Rossat-Favre

—————————————————————————————————————————————————-

L’association en profondeur…

Il est toujours agréable de savoir, pour un jeune, où aller quand il s’ennuie, quand la pression à l’école où à la maison se fait trop forte. Un endroit chaleureux qui lui ressemble, à l’intérieur duquel il y trouvera un adulte à qui parler, quelques jeunes avec qui se détendre autour d’une partie de baby foot ou devant un coca.

La jeunesse de la Côte compte beaucoup pour certains jeunes. Elle se situe comme une alternative bien mieux adaptée aux ados que le pub du quartier. Un endroit où chaque animateur professionnel tentera de répondre à ses questions et ses rêves et sera à l’écoute de ses soucis.

Notre local d’animationest avant tout une étape intermédiaire entre la maison et l’école, plus précisément, il permet aux jeunes :

  • De s’intégrer à un groupe par le biais d’animations et pouvoir s’exprimer et défendre son point de vue.
  • De trouver, par notre intermédiaire, des petits jobs ou contacts pour des apprentissages.
  • De développer leur sens de l’engagement, leur autonomie en leur confiant des tâches précises qu’ils doivent mener à bien.
  • D’avoir une «plage » où ils se sentent bien accueillis et entendus.
  • De pouvoir accéder à des activités sportives, artistiques et culturelles sans que le problème de l’argent se pose.
  • De leur apprendre à apprécier leurs qualités en les valorisant par exemple, par le biais d’un travail artistique et créatif.
  • De s’ouvrir aux autres, en se mélangeant à d’autres jeunes vivants d’autres réalités.

Voilà, en grande ligne, le travail effectué par la jeunesse de la Côte depuis 20 ans auprès des jeunes de la région.

Ce travail répond à un besoin évident des adolescents de vouloir sortir, de faire du sport sans devoir s’inscrire à un club, de pouvoir s’exprimer artistiquement que ce soit par le théâtre, le cinéma, le dessin ou encore la peinture sans avoir de note à la clé.

On a pu constater que la Jeunesse de la Côte s’est véritablement inscrite dans la vie de bien des jeunes des villages de Peseux et Corcelles-Cormondrèche et porte ses fruits même au-delà : Neuchâtel, Auvernier, Montmollin. Des jeunes y ont dépassé leur timidité, ont franchi la porte et se sont ralliés à d’autres jeunes, se découvrant les mêmes passions. D’autres se sont rencontrés à la Jeunesse, puis se sont mariés et viennent maintenant nous dire bonjour, accompagnés de leurs enfants, nous dire combien la JDLC a été une étape importante dans leur vie. Plusieurs jeunes, en prenant des cours de théâtre se sont découverts une vocation.

Il serait difficile de compter combien de jeunes, en 21 ans d’existence, ont fréquenté nos locaux et participé à nos animations. Mais une estimation demeure néanmoins possible quand on sait qu’en moyenne, 200 jeunes, par année, fréquentent nos locaux.

Depuis 21 ans, la jeunesse de la Côte s’est bien développée. Elle représente un lieu de rencontre privilégié pour bien des jeunes, un endroit d’intégration pour certains, un endroit d’épanouissement pour d’autres.

Un rôle de prévention :

La jeunesse de la Côte accomplit un travail social de terrain. A travers toute une palette d’activités, l’association vise au développement personnel des jeunes et à leur responsabilisation. Elle joue un rôle préventif face à différentes problématiques (alcool, cigarette, toxicomanie et violence notamment) Elle se veut toujours à l’écoute des jeunes en difficulté.

 

Structure :

La JDC dispose de deux locaux situés, l’un à Corcelles et l’autre à Peseux. Ceux-ci sont gérés par une éducatrice sociale et un animateur socioculturel qui travaillent tous deux à 60 %.

 

Les usagers de la « Jeunesse », comme ils ont l’habitude de nommer l’association, sont des jeunes de 12 à 19 ans. Ils habitent, pour la plupart, une des deux communes engagées dans le soutien financier de l’espace d’animation.

Aujourd’hui, la Jeunesse de la Côte est une association au sens des articles 60 et suivant du Code civil suisse, elle est régie par des statuts. Ceci implique l’existence d’une assemblée générale et d’un comité « de gestion », organe exécutif de l’association.

L’assemblée générale est le pouvoir suprême de l’association. Elle est convoquée, au minimum, une fois par année.

Le comité de gestion est composé de représentants bénévoles de chaque commune, en l’occurrence d’un conseiller communal de chaque village, de représentants des paroisses réformées, de représentants des paroisses catholiques et de personnes intéressées par le bien-être des jeunes. Son rôle est d’engager les animateurs, d’élaborer un budget de fonctionnement et de le soumettre à l’assemblée générale. Il établit, d’entente avec les animateurs, les principes d’utilisation et de fonctionnement des locaux. Il est l’intermédiaire par excellence entre les animateurs et les autorités.

Buts généraux de l’association :

  • Une communication avec la jeunesse sur sa réalité de vie et son vécu, en essayant de répondre à ses inquiétudes et ses aspirations.
  • La stimulation des dons et des capacités pour favoriser l’épanouissement de la personnalité.
  • Une prévention primaire et  secondaire des dépendances auprès des enfants, des adolescents et des jeunes adultes.
  • Une information concernant la santé en réponse aux questions et aux préoccupations des jeunes.

 

Ses objectifs sont :

• Être un refuge où les jeunes jouissent d’une grande liberté accompagnée de règles établies. Offrir des lieux privilégiés qui, par un horaire d’ouverture adapté, répondent à leurs besoins spécifiques.

• Être attentif aux populations confrontées à diverses difficultés concernant les relations familiales, sociales, l’expression culturelle et politique, la formation, l’emploi, le logement, la santé, et répondre par la mise en place d’un cadre de prévention.

• Lutter contre l’exclusion et la marginalisation, prévenir la dégradation des situations personnelles ou sociales.

• Permettre une prévention globale des toxicomanies, alcoolisme, tabagisme et autres drogues et abus de médicaments auprès de toute la population.

• Participer à un travail de prévention de la violence, du racisme, du sida.

• Créer une animation positive et valorisante par des activités de loisirs créatifs, des camps, des sorties en plein air, des jeux, de la bonne humeur, de l’amitié, de la musique…

• Transmettre des valeurs comme la tolérance, la compréhension entre personnes différentes, l’esprit d’équipe, l’estime de soi, l’entraide, le respect…

• Développer les capacités de jugement, de raisonnement, l’expérimentation, l’apprentissage des savoir-faire et de la débrouillardise; donner aux jeunes la possibilité de se prendre en charge. Motiver les jeunes et les aider à prendre des responsabilités, les encourager à s’investir dans la vie du centre.

Bref historique :

L’association « Jeunesse de la Côte » (JDC) a été fondée en 1983, à Peseux dans le canton de Neuchâtel. L’idée a été lancée par les paroisses locales, qui réalisèrent que leur budget alloué à la jeunesse s’avérait conséquent. Elles constatèrent également que les enfants et adolescents qui fréquentaient les paroisses et profitaient ainsi des activités qu’elles proposaient, appartenaient en majorité à la classe sociale la plus aisée du village. Devant cette réalité, l’idée d’un centre d’animation de jeunesse laïque apparut, peu à peu. L’association a été, en premier lieu, financée par des parents et des privés interpellés par la cause des jeunes, puis le conseil inter paroissial décida de partager une partie de ces fonds avec la « JDC ».

D’un autre côté le conseil communal se trouva confronté à une recrudescence de la délinquance et de la toxicomanie chez les mineurs du village. De ces diverses problématiques émergèrent une idée, puis une alliance. Très rapidement, le groupe disposa d’un petit budget permettant l’engagement d’un animateur professionnel. Une nouvelle étape était franchie en 1986 grâce à l’obtention de subventions régulières des autorités communales des deux communes (Peseux puis Corcelles-Cormondrèche). L’association disposait, désormais, de moyens plus importants mais néanmoins pas toujours suffisant pour mener certaines activités à bien.

Collaboration et travail de réseau :

La Jeunesse de la Côte collabore avec le GTASCN (Groupe de travail des à développer des collaboration et à utiliser le réseau social qui existe dans le canton. Elle participe activement aux rencontres des lieux d’animation du Canton et aux activités qui sont organisées en commun. En outre, elle a collaboré avec divers organismes pour l’organisation d’activités (école secondaire, paroisses, organismes cantonaux et fédéraux de prévention, etc.). Face à certaines problématiques comme la toxicomanie ou à des préoccupations propres à l’adolescence, elle a organisé des soirées d’information et de discussion avec divers services publics comme le Drop-In, le Planning familial ou le Groupe Sida Neuchâtel.

Conclusion :

De part sa structure (communes, paroisses, membres individuels) et son histoire, l’association a toujours été bien soutenue dans la région. Au niveau politique, tous les partis sont unanimes à reconnaître l’importance de son action. Par ailleurs, les différents comités qui se sont succédés ont été dynamiques et ouverts au dialogue. Les activités de la JDLC peuvent donc s’appuyer sur une structure forte qui permet de travailler avec sérénité. L’association a pu, d’ailleurs, développer ses activités tout au long de son histoire en augmentant ses postes en animation et en disposant de meilleures infrastructures. Actuellement, elle veille à poursuivre ses efforts dans l’amélioration de ses outils.

Active depuis bientôt 30 ans, l’association peut affirmer qu’elle répond à une demande des adolescents. Dans cette période de leur vie où les jeunes ont besoin de quitter leur cellule familiale, l’association propose un encadrement adapté et une diversité d’activités qui en fait un outil utile, en fin de compte, à toute la population.